Solaris est une architecture hybride construite à partir d'échafaudages et de dalles néons recyclées, récupérées dans le bâtiment même qui accueille l'œuvre – un ancien lycée technique. L'installation détourne ces éléments industriels pour leur donner un usage contemplatif, opérant un glissement du fonctionnel vers le poétique. Sa forme évoque simultanément un autel mystérieux, une ruine futuriste ou un satellite dérivant dans l'espace. Solaris se présente comme une trace de notre époque projetée hors du temps, interrogeant ce qui fait « monument » dans nos sociétés contemporaines. L'œuvre questionne ainsi les processus de sacralisation et d'obsolescence, convoquant une temporalité où passé technologique et imaginaire post-industriel se rencontrent.